Le 23 janvier dernier, j’ai été invité par le Syndicat Unique du Bâtiment de Lyon, adhérent à la Confédération Nationale du Travail, à faire une conférence sur le syndicalisme révolutionnaire dans l’industrie du bâtiment de Lyon au cours de la première moitié du 2oe siècle. Mon propos s’est limité aux années 1910-1935, qui est la période pendant laquelle le courant du « syndicalisme révolutionnaire » a dominé le bâtiment de Lyon et a marqué très profondément les formes d’organisation et les méthodes de luttes des syndicats ouvriers de ce secteur industrielle.

J’ai essayé de montrer quels étaient les enjeux, internes et externes au monde du bâtiment, nés des transformations de la fin du 19e siècle, qui se posaient très concrètement aux organisations syndicales du bâtiment, et les chemins qui les ont conduit à adopter cette forme de syndicalisme fondée sur l’action directe, le refus de la subordination du syndicalisme au politique et  la revendication de l’autonomie ouvrière. Le syndicalisme révolutionnaire a permis de trouver des solutions organisationnelles aux problèmes rencontrés et de lancer des mobilisations importantes qui ont placé le bâtiment lyonnais à la tête des luttes ouvrières du Rhône pendant plus d’un demi-siècle.

Écoutez mon intervention du 23 janvier 2010 :


Date de l’enregistrement : 23/01/2010 – Durée : 59 mn

Cette intervention peut être reproduite et diffusée librement, à condition d’en citer l’auteur (Jean-Luc de Ochandiano), la date et le cadre (Conférence du SUB-CNT de Lyon) et de donner la référence de la page web d’où elle est extraite.

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