Timbre italien du 19e siècleJe l’ai évoqué dernièrement, au détour d’un billet, mais je n’en ai jamais parlé directement dans ce blog. Je travaille depuis déjà  plus d’un an et demi sur un nouveau projet d’ouvrage qui devrait paraître au début de l’année prochaine aux éditions Lieux Dits.
Ce livre traite de l’histoire de l’immigration italienne dans l’agglomération lyonnaise du début du 19e siècle jusqu’à nos jours.

Mon ouvrage précédent, Lyon, un chantier limousin, traitait des migrants qui venaient du Limousin pour travailler, au 19e siècle, sur les chantiers de maçonnerie lyonnais. Et il s’intéressait à leur progressive intégration dans la société lyonnaise (et dans la société nationale) au moment où l’immigration prenait de l’ampleur et où les discours de stigmatisation se déplaçaient vers les étrangers, notamment les Italiens. J’évoquais d’ailleurs, à plusieurs reprises, les relations entre ouvriers français et italiens sur les chantiers. D’où, par glissement, l’intérêt de plus en plus grand que j’ai porté à l’histoire de l’immigration italienne et le projet de consacrer un ouvrage à ces hommes et femmes venant d’outre-monts qui ont, par ailleurs, joué un rôle très important dans l’industrie lyonnaise aux 19e et 20e siècles.

Epicerie Marzari - Croix-Luizet, Villeurbanne

Après de nombreuses lectures et une fréquentation assidue des centres d’archives (en France et en Italie), le projet est maintenant bien avancé : la partie consacrée au 19e siècle est déjà rédigée, et je travaille actuellement sur la période 1914-1945 avant de traiter une troisième tranche chronologique allant de la Libération à nos jours.
Mais, sur les périodes plus récentes, il me paraît essentiel de ne pas me limiter à un travail en archives et de m’adresser aux acteurs de cette migration, ou à leurs enfants et descendants, pour recueillir des témoignages de leur expérience au sein de l’agglomération lyonnaise. Après la Seconde Guerre mondiale, des Italiens arrivant de Sicile, de Sardaigne, de Vénitie, du Frioul, du Latium, du Piémont, des Abruzzes, des Pouilles, etc., sont venus à Lyon pour travailler surtout dans l’industrie et sur les chantiers. Certains se sont ensuite dirigés vers d’autres activités, ont ouvert un commerce ou créé une entreprise. Tous ne sont pas restés à Lyon mais nombreux sont ceux qui y ont fait souche. Et les mémoires sont encore vives sur le sujet.

Chantier lyonnais employant des ouvriers piémontais (province de Biella) - années 1930

– Si vous faites partie de ces immigrants qui ont fait le voyage jusqu’à Lyon et sa banlieue, et si vous voulez apporter votre témoignage pour enrichir mon livre, n’hésitez pas à me contacter pour envisager une rencontre et une discussion autour de votre expérience.
– Si vous connaissez des personnes qui pourraient être intéressées par ce projet, n’hésitez pas à leur donner mes coordonnées.
– Si vous disposez de documents personnels sur votre expérience migratoire ou celle de vos parents ou grands-parents (photographies, courriers, archives d’entreprises ou de commerces italiens, documents d’associations italiennes, papiers, etc.), ils peuvent m’être d’une grande aide pour cette recherche et pour permettre de proposer un iconographie riche qui accompagnera le texte.  Dans le cas de documents personnels, je n’emprunte pas les documents. Je me contente de les scanner pour en disposer d’une version numérique.

La question de l’iconographie est importante car il existe peu de photographies témoignant de l’immigration italienne à Lyon et dans sa banlieue. Il serait important de constituer un ensemble photographique digne de ce nom afin de montrer l’importance de cette immigration, sa richesse et sa diversité. Les centres d’archives sont assez pauvres sur la question. Seuls les particuliers disposent de cette richesse photographique qui peut permettre de constituer un patrimoine commun grâce à la numérisation d’un certain nombre de ces images.

Si vous voulez me contacter, écrivez-moi à l’adresse mail suivante :
jldeochandiano[at]gmail.com

Merci d’avance pour votre aide.
Jean-Luc de Ochandiano

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