Madeleine et François AlloisioIl y a presque une vingtaine d’années, je rencontrai pour la première fois François et Madeleine Alloisio. François est un ancien menuisier, militant important du secteur du bâtiment dans les années 1950-80. Il a connu les anciens syndicalistes ouvriers du bâtiment de l’entre-deux-guerres et c’est à ce titre que je l’avais interviewé à l’époque. Mais nous avions déjà parlé de son parcours d’immigré italien, du quartier de la Gare, à Saint-Priest, où il a passé la plus grande partie de son enfance et où vivait aussi Madeleine Bobbio qui est devenue ensuite son épouse.

Depuis, nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises et, il y a quelques mois, nous avons repris notre dialogue, devant une caméra, avec l’aide de Charles Ramain, responsable de l’Institut d’histoire CGT du Rhône, et celle de Damien Prévost qui anime la rubrique italienne du site web La Clé des Langues et qui, pour cette occasion, tenait la caméra.

Consultez la vidéo sur La Clé des Langues

Vous pourrez ainsi découvrir deux figures ouvrières italiennes et lyonnaises de l’après-guerre liées au Parti communiste. François Alloisio, membre actif de l’INCA (Istituto Nazionale Confederale di Assistenza) s’est battu pour la défense des droits des travailleurs immigrés et particulièrement des  Italiens. Madeleine Alloisio, membre active de la CGT à Lyon, a aussi eu un fort engagement politique dans la commune de Saint-Priest. Tous deux nous parlent de la lutte syndicale, de l’antifascisme, de leurs victoires et du temps de la dernière grande vague d’immigration italienne.

Publicités