Immigration italienne


Lione all'italianaFin 2013, j’ai publié, aux éditions Lieux Dits, Lyon à l’italienne : deux siècles de présence italienne dans l’agglomération lyonnaise.

Avec mon éditeur, nous avons été très heureux de voir l’accueil chaleureux qu’il a reçu, notamment de la part des immigrés italiens de la région lyonnaise, et de leurs enfants.
C’est pourquoi nous avons décidé de publier une édition en italien pour que le livre puisse  être lu dans la langue de Dante et offert aux familles restées en Italie.

Pour nous aider à réaliser l’ouvrage Lione all’italiana, qui nous demande un gros investissement financier, nous avons besoin de votre soutien. Nous venons donc de lancer un « crowdfunding » sur le site Kiss Kiss Bank Bank qui permet de collecter des fonds en toute sécurité pour financer un projet :

Consultez la page de notre appel à collecte

Les dons peuvent être minimes (à partir de 5 euros) et chaque aide sera la bienvenue. Pour autant, plus votre don sera important, plus la contrepartie sera intéressante. Par exemple :

  • Pour un don de 20 euros, votre nom apparaîtra sur notre site en tant que contributeur ET vous recevrez un lot de cartes postales « Lione all’italiana » pour écrire à votre famille en Italie !
  • Pour un don de 40 euros, votre nom apparaîtra sur notre site, vous recevrez un lot de cartes postales ET votre nom apparaîtra aussi en fin d’ouvrage à la page « Remerciements ».
  • Pour un don de 80 euros, votre nom apparaîtra sur notre site, en fin d’ouvrage, vous recevrez un lot de cartes postales ET le beau livre Lione all’italiana !

Vous pouvez dés maintenant soutenir ce projet financièrement , ou tout simplement diffuser l’information à votre entourage et à toutes les personnes et collectivités qui pourraient nous soutenir. Vous pouvez aussi diffuser l’information en Italie en envoyant le lien de la présentation du projet en italien.

Si cette collecte de fonds est un succès, Lione all’italiana sera en vente dès Octobre 2016 !

Grazie

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ASEIAprès les quelques pistes générales pour rechercher des ressources et des informations sur l’histoire de l’immigration en France (voir les 4 billets précédents), voici quelques données concernant spécifiquement l’histoire de l’immigration italienne.

Il n’y a plus de centre de recherches spécifiquement dédié à cette histoire en France depuis la disparition du Centre d’étude et de documentation de l’émigration italienne (CEDEI). Aussi, l’essentiel des indications concerneront des centres de ressources installés en Italie et des sites en italien.

Les informations proposées sont loin d’être exhaustives mais constituent un premier ensemble de pistes. Si vous voyez des oublis flagrants, n’hésitez pas à me le signaler. Bonne lecture !

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Centres de recherche et musées de l’émigration italienne :

CEDEI (Centre d’étude et de documentation de l’émigration italienne)
Centre de recherche français, née en 1983 et aujourd’hui disparu, qui a mené un travail de recherche très important sur l’immigration italienne en France. Le site, toujours en ligne mais plus mis à jour, propose encore de nombreuses informations et ressources intéressantes.

Centro Studi Emigrazione Roma
Centre de recherche et centre de documentation né en 1963 et consacré aux migrations, en particulier à l’émigration italienne.
Son catalogue est consultable en ligne
Il fait partie de la fédération des centres de recherche scalabriniens sur les migrations tout comme le CIEMI (Paris) dont j’ai parlé dans mon premier billet et qui est, lui aussi, riche en documentations sur l’immigration italienne. La congrégation des Scalabriniens, créée dans la 2e moitié du 19e siècle, avait au départ pour rôle d’offrir un service pastoral, d’aide et d’éducation aux migrants italiens. Aujourd’hui, son action s’adresse à l’ensemble des migrants.

Fondazione Paolo Cresci per la storia dell’emigrazione italiana
A la fois musée de l’immigration, centre de ressources, bibliothèque, la Fondazione Paolo Cresci offre de nombreuses ressources en ligne, des numérisations de documents et une exposition virtuelle.
Son catalogue est consultable en ligne

Museo nazionale della emigrazione italiana (Roma)
Le grand musée de l’émigration italienne que l’on peut visiter gratuitement à Rome. Il propose un site offrant quelques ressources et une intéressante liste d’associations d’émigrants italiens dans le monde.

Studi emigrazione - CSER

Centro studi permanente sull’emigrazione / Museo dell’emigrante (Republica di San Marino)
La République de San Marin a, elle aussi, un musée et un centre de ressources sur l’immigration

Museo regionale dell’emigrazione « Pietro Conti » – Centro di ricerca sull’emigrazione italiana
Un musée régional mais à vocation nationale qui propose, en particulier « Emigrazione magazine », portail dédié à l’actualité concernant l’immigration italienne dans le monde (nouvelles publications, expositions, news…).

ASEI : Archivio Storico dell’Emigrazione Italiana
Centre créé autour de la revue Archivio Storico dell’Emigrazione Italiana. Son site web diffuse de nombreuses informations sur l’histoire de l’immigration italienne.

Centro Altreitalie sulle Migrazioni Italiane
Ce centre de recherche, créé en 2005 par la Fondazione Giovanni Agnelli, propose de nombreuses informations et ressources.

Rapporto Italiani nel mondo
Sur les Italiens dans le monde au 21e siècle, des rapports annuels réalisés par la Fondazione Migrantes. Les synthèses des rapports sont accessibles librement en ligne.

 Musées régionaux de l’émigration italienne :

Quelques musées régionaux consacrés à l’émigration italienne à l’échelle régionale et proposant des ressources en ligne :

La Trace - CEDEI

 Revues :

Altreitalie
Revue internationale créée en 1989 par le Centro Altreitalie sulle Migrazioni Italiane. Elle est exclusivement consacrée à l’étude des migrations italiennes dans le monde. Une partie des articles est disponible en ligne (mais en accès payant pour les numéros les plus récents).

Archivio Storico dell’Emigrazione Italiana
La revue la plus récente consacrée à l’histoire de l’émigration italienne puisqu’elle est née en 2005. Une partie des articles est consultable en ligne.

Studi emigrazione
Revue publiée par le Centro Studi Emigrazione Roma (CSER) depuis 1964. Le sommaire des différents numéros est accessible sur le site de la revue. Tous les numéros ne sont pas consacrés à l’immigration italienne mais elle y tient une place importante.

La Trace
Revue du CEDEI publiée entre 1988 et 2003. Le sommaire des différents numéros est accessible depuis le site du CEDEI.

Bibliographies et archives :

  • Bibliografia Altreitalie
  • Numéros spéciaux de la revue Studi emigrazione consacrés à des recensions bibliographiques
  • Michele Colucci et Matteo Sanfilippo, Les Archives italiennes pour l’histoire de l’émigration italienne (accessible sur le site de Génériques)
  • Michele Colucci et Matteo Sanfilippo, Guida allo studio dell’emigrazione italiana, Viterbo : Sette città, 2010, 129 p.
  • Mauro Reginato, Patrizia Audenino, Carlo A. Corsini, Paola Corti (ss dir.), Emigrazione piemontese all’estero : rassegna bibliografica, Turin, Regione Piemontese, 1999, 836 p.

D'Italie et d'ailleurs : mélanges en l'honneur de Pierre MilzaPierre MILZA a joué un rôle important dans le développement des recherches sur l’histoire de l’immigration et, en particulier, sur celle de l’immigration italienne en France.

Venu des sciences politiques, il s’est d’abord penché sur les relations diplomatiques entre la France et l’Italie. C’est alors qu’il a pris conscience de l’enjeu qu’a commencé à constituer, à la fin du 19e siècle, l’immigration transalpine dans les relations entre les deux pays. Cela l’a amené logiquement à s’intéresser à l’histoire de ces centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont rejoint la France aux 19e et 20e siècles.

Au cours des années 1980-1990, il a impulsé de nombreuses recherches sur le sujet au sein du CEDEI (Centre d’études et de documentation sur l’émigration italienne) et a publié une très belle synthèse, qui est aussi un texte autobiographique très touchant, Voyage en Ritalie.

Voyage en RitalieAujourd’hui, un certains nombre de chercheurs en histoire, dont de nombreux spécialistes de l’immigration, lui rendent hommage en publiant D’Italie et d’ailleurs : Mélanges en l’honneur de Pierre Milza, aux Presses Universitaires de Rennes.

Des historiens (et notamment des historiennes) comme Marie-Claude BLANC-CHALÉARD et Caroline DOUKI, historienne de l’immigration italienne,  Marie-Christine VOLOVITCH-TAVARES, spécialiste de l’immigration portugaise, ou Geneviève DREYFUS-ARMAND et Natacha LILLO, qui travaillent depuis de nombreuses années sur la présence espagnole en France, témoignent par leurs recherches de l’actualité des questions liées à l’immigration et de la pertinence qu’il y a à se pencher sur notre histoire migratoire à une époque où les discours xénophobes ont tendance à envahir l’espace public.

♦ Pour en savoir plus sur l’ouvrage et consulter son sommaire.

Exposition Lyon l'ItalienneL’exposition Lyon l’italienne vient de fermer ses portes aujourd’hui.

Merci aux milliers de personnes qui se sont déplacées pour venir la voir.
Merci aussi à tous ceux qui ont contribué à son succès en se mobilisant autour de ce projet.
Merci en particulier à Anne-Catherine Marin, directrice des Archives municipales de Lyon, pour m’avoir offert la possibilité de montrer l’histoire des dizaines de milliers d’Italiens qui ont rejoint l’agglomération de Lyon depuis le 19e siècle.

Pour ceux qui n’ont pas pu venir aux Archives municipales de Lyon et découvrir les nombreux documents et objets exposés, ou qui veulent se replonger dans cette histoire, il est possible :

Livret de l'exposition "Lyon l'italienne"

  • de suivre en ligne la conférence que j’ai faite à l’université Jean Moulin Lyon 3 le 18 novembre 2013.

Lyon à l'italienne : deux siècle de présence dans l'agglomération lyonnaise - Jean-Luc de Ochandiano

invitation1L’exposition Lyon l’italienne qui se déroule aux Archives municipales de Lyon se termine le samedi 20 décembre.
Il ne vous reste donc plus qu’une dizaine de jours pour aller la voir avant sa fermeture définitive.

D’ici là, deux initiatives (les dernières) auront lieu autour de l’exposition :

♦ Le mardi 16 décembre à 19h, Concert de chansons autour de l’immigration italienne par la chorale Les mauvaises pentes.

♦ Le jeudi 18 décembre à 19h, Concert de chansons italiennes par la chorale La Tarentelle-St-Cyrote.
Le concert sera accompagné d’une intervention de Jean Guichard, ancien professeur d’italien à l’Université Lyon 2, fondateur de l’association Italie Nord-Isère et spécialiste de la chanson transalpine.

Plusieurs personnes m’ont fait remarquer qu’aucune bibliographie n’accompagne mon livre Lyon à l’italienne : deux siècles de présence italienne dans l’agglomération lyonnaise. Voici donc une sélection d’ouvrages, articles, documents, films, etc., directement en lien avec l’immigration italienne à Lyon, qui m’ont servi pour l’écriture de mon ouvrage. Vous pouvez reproduire librement cette bibliographie, en totalité ou partiellement, à condition d’en mentionner la source et l’auteur.

Italiani in Lione : strenna nazionale, cenni biografici

  Documents

  • Henri Baroin, La main-d’œuvre étrangère dans la région lyonnaise, Lyon, Bosc Fréres, 1935, 235 p.
  • Alexandre Bérard, L’invasion des étrangers et la taxe de séjour  : rapport présenté à la Société d’Economie politique de Lyon le 5 mars 1886, Lyon, Impr. de Mougin-Rusand, 1886, 44 p.
  • Albert Bournet, De la Criminalité en France et en Italie : étude médico-légale, Thèse de médecine, Université de Lyon, Lyon, 1884, 153 p.
  • Angelo Cerrina, Come si celebra la festa dello Statuto a Lione, Lyon, Tip. A. Cerrina, 1905, 32 p.
  • A. Frangini, Italiani in Lione : strenna nazionale, cenni biografici, Lyon, J. Gallet, 1899, 48 p.
  • Alexandre Lacassagne, « De la propagation de la variole par les ouvriers italiens employés dans les chantiers publics », Lyon médical, 1888, vol. 57, no 9, p. 344‑352.
  • Partito comunista d’Italia, Il terzo Congresso del Partito comunista d’Italia (sezione dell’Internazionale comunista), Milano, Feltrinelli, 1966, 30 p. [Le IIIe Congrès du Parti communiste d’Italie s’est déroulé à Lyon en 1926].
  • Raniero Paulucci di Calboli, Larmes et sourires de l’émigration italienne, Paris, Libr. Félix Juven, 1909, 312 p. [plusieurs chapitres évoquent la question de la main d’œuvre enfantine italienne à Lyon].
  • E. Perrod, « Immigrazione e colonie nel distretto consolare di Lione », Emigrazione e colonie. Raccolta di rapporti dei R.R. agenti diplomatici e consoltari, 1903, p. 222‑235.
  • E. Perrod, « I minorenni italiani nelle industrie lionesi », Bolletino dell’emigrazione, 1902, no 9, p. 50‑57.
  • Ernesto Schiaparelli, « Il traffico dei minorenni italiani per le vetrerie estere : seconda inchiesta nelle vetrerie della Loira, di Parigi, Lione e Marsiglia », Opera di assistenza degli operai italiani emigrati in Europa e nel Levante, 1902, vol. 2, no 5-6, p. 14‑22.
  • Ernesto Schiaparelli, « Il traffico dei minorenni italiani per le vetrerie estere : inchiesta nelle vetrerie di Lione e del dipartimento della Loira », Opera di assistenza degli operai italiani emigrati in Europa e nel Levante, 1901, vol. 1, no 3-4, p. 11‑25.
  • Giuseppe Tozzoni, Memorie della colonia italiana in Lione, Lyon, impr. de J.-B. Mosset, 1886, 47 p.
  • Amedeo Ugolini, Renato Mauri, et Cervo, La Gioventù italiana in Francia. Congresso di Villeurbanne, agosto 1938, Paris, Edizioni dell’A.G.I.F, 1938, 48 p.
  • Unione popolare italiana, Unione popolare italiana : congresso di Lione 28-29 marzo 1937, Paris, Unione popolare italiana, 1937, 43 p.
  • Del Sentimento nazionale in Italia. Ragionamento di un Siciliano, Lione, 1846.

Vita di militante

Témoignages

  • Claude Carrez, Ugo Iannucci, des baraques au Barreau : itinéraire d’un fils d’antifasciste italien, Lyon, Aléas, 2010, 366 p.
  • Arturo Colombi, Vita di militante : dalla prima guerra mondiale alla caduta del fascismo, Roma, Editori Riuniti, 1975, 290 p. [Comprend plusieurs chapitres concernant le séjour et l’action militante du communiste italien Arturo Colombi à Lyon].
  • Fogolâr Furlan de Lyon, Blocs di piere e scus di mandulis : Furlans à Lion = Blocs de pierre et coquilles d’amandes : Frioulans à Lyon, 2013, 477 p.
  • Carla Gobetti et Battista Santhià, « Lione era Torino : Conversazione con Battista Santhià », Mezzosecolo: materiali di ricerca storica, 1986 1985, no 6, p. 431‑443.
  • Carla Gobetti et Louise Breysse, « Intervista con Louise Giambone Breysse », Mezzosecolo: materiali di ricerca storica, 1986 1985, no 6, p. 418‑430.
  • Calogero Pace et Carmelo Pace, Droit de mémoire après 50 ans d’émigration de la communauté de Montedoro = Diritto di memoria dopo 50 anni d’emigrazione della comunità di Montedoro, Cercle Franco-Italien ; Peuplement et migrations, 2005, 64 p.
  • Schweitzer S. (dir.), Émigrer à Villeurbanne. Huit parcours d’étrangères et d’étrangers au 20e siècle, Lyon, Université Lyon 2, 2012, 133 p.
  • Jean Ughetto, Ombres et ambres, mes moires…, autoédité, 2004, 475 p.
  • Danilo Vezzio, Franca Potafieff, Albert Del Negro, et Mauro Russo, Di ca e di là di une frontiere, Lyon, Fogolâr Furlan de Lyon, 2009, 185 p.

Baraques

Ouvrages et articles

  • Simonetta Adorni-Braccesi, « Mecenatismo e propaganda religiosa dei mercanti lucchesi tra Ginevra, Lione e l’Italia », Bollettino della Società di studi valdesi, 1995, vol. 102, no 177, p. 27‑52.
  • Jean-Charles Bonnet, « Étude des petits commerçants étrangers dans l’agglomération lyonnaise (1919-1939) à partir du registre du commerce », Bulletin du centre d’histoire économique et sociale de la région lyonnaise, 1975, no 1, p. 1‑40.
  • Jean-Charles Bonnet, « Les Italiens dans l’agglomération lyonnaise à l’aube de la “Belle époque” », Affari sociali internazionali, 1977, no 3-4.
  • Jean-Charles Bonnet, « Notes sur les dossiers de naturalisation des Italiens du Rhône de 1880 à 1915 », Affari sociali internazionali, 1977, no 3-4, p. 225‑236.
  • Paolo Borruso, « La riorganizzazione missionaria per gli emigrati italiani nel sud-est francese negli anni Venti a Trenta », in Missioni cattoliche ed emigrazione italiana in Europa (1922-58), Istituto storico Scalabriniano, 1994, p. 15‑34 [Un chapitre traite de la Mission catholique italienne à Lyon].
  • Giovanna Campani, « Rapport di ricerca sui Sardi residenti nella zona di Lione », Rome, Ministero del Lavoro e Previdenza sociale, 1982.
  • Carlo Cartiglia, Rinaldo Rigola e il sindacalismo riformista in Italia, Milano, Feltrinelli, 1976, 209 p.
  • François Casati-Brochier, « Les Casati et les émeutes de Lyon en 1894 », Rive gauche, , no 135, p. 15‑18.
  • Michel Charret, Anticamente mie o il piacere del ricordo: sulla vita e sull’emigrazione di una famiglia delle valli valdesi e il suo insediamento nella regione di Lione, Pragelato, Casa editrice Parco Naturale Val Troncea, 2006, 176 p.
  • Abel Chatelain, « La formation de la population lyonnaise : l’apport italien (seconde moitié du XIXe siècle, début du XXe siècle) », Géocarrefour, 1952, vol. 27, no 4, p. 317‑325.
  • Olivier Chavanon, « Où sont passés nos Villages nègres ? », Revue européenne des migrations internationales, 1997, vol. 13, no 1, p. 191‑200.
  • Olivier Chavanon, « La topographie oubliée des immigrés en terre française », Hommes & Migrations, 2001, no 1231, p. 92‑102.
  • Chiorino G.P. (dir.), Biografie degli emigrati dalla Valle Elvo e Serra, Occhieppo superiore, Ecomuseo Valle Elvo e Serra, 2005, 384 p.
  • Claude Collin, « Les Italiens dans la MOI et les FTP-MOI à Lyon et à Grenoble », Guerres mondiales et conflits contemporains, 2005, no 218, p. 67‑83.
  • Stéphanie Condon, « Les courants migratoires italiens vers la Guillotière dans la première moitié du 20e siècle », Bulletin du Centre Pierre Léon d’histoire économique et sociale, 1992, vol. 1, p. 5‑12.
  • Claude Delmas, Troubles anti-italiens à Saint-Fons, en 1894, Saint-Fons, auto-édité, 1993, 63 p.
  • Philippe Dufieux, Sculpteurs et architectes à Lyon (1910-1960) : de Tony Garnier à Louis Bertola, Lyon, Mémoire active, 2007, 141 p.
  • Anne-Marie Faidutti-Rudolph, L’immigration italienne dans le sud Est de la France : étude géographique, Gap, Ophrys, 1964, 2 vol., 402 et 226 p. [Un chapitre est consacré à l’immigration italienne à Lyon].
  • Edmond Galasso, Italiens d’hier et d’aujourd’hui : l’histoire d’un peuple d’émigrants, une communauté, une culture, une tradition, Lyon, auto-édité, 1986, 223 p. [Ouvrage tiré d’un mémoire de maîtrise]
  • Roger Gay, « L’INCA, l’international à la “mode transalpine” », Cahier d’histoire sociale Rhône-Alpes, 2006, no 77, p. 6‑9.
  • Vincent Lemire et Stéphanie Samson, Baraques : l’album photographique du dispensaire La Mouche-Gerland, 1929-1936, Lyon, ENS Éditions, 2003, 94 p.
  • Mary Lewis, « Expulsion des étrangers : d’une mesure policière à une mesure administrative, le cas du Rhône, 1919-1939 », Actes de l’histoire de l’immigration, 1998.
  • Mary Lewis, The company of strangers : immigration and citizenship in interwar Lyon and Marseille, PhD, New York University, New York, 2000.
  • Mary Lewis, « Les pratiques d’expulsion dans le Rhône durant la crise », in Le bon grain de l’ivraie : l’Etat-Nation et les populations immigrés (fin XIXe siècle-début XXe siècle), Paris, Aux Lieux d’Être, 2006, p. 152‑163.
  • Pier Giorgio Longo (dir.), Chiesa, cattolici ed emigrazione in Valsesia, Varallo, Società valsesiana di cultura, Istituto per la storia della Resistenza e della società contemporanea in provincia di Vercelli « Cino Moscatelli. », 1992, 210 p.
  • Bernard Meuret, Croix Luizet : quartier de Villeurbanne, Paris, Ed. du CNRS, 1980, 76 p.
  • Gladys Motta (dir.), « Ogni strumento è pane »: l’emigrazione dei valsesiani nell’ottocento, Varallo, Istituto per la storia della Resistenza e della società comtemporanea in provincia di Vercelli « Cino Moscatelli », 1989, 276 p.
  • Jean-Luc de Ochandiano, « L’intégration des immigrés au sein des organisations syndicales : un enjeu central pour les syndicats du bâtiment de la région lyonnaise (1870-1940) », Cahier d’histoire sociale Rhône-Alpes, 2010, no 92, p. 13‑20.
  • Jean-Luc de Ochandiano, Lyon à l’italienne : deux siècles de présence italienne dans l’agglomération lyonnaise, Lyon, Lieux Dits, 2013, 272 p.
  • P. Piras, « Les cousins d’Amérique : à Mamaroneck (NY) comme à Villeurbanne, on pense à Roccasecca », Le Monde alpin et rhodanien, 1989, no 3-4, p. 23‑32.
  • Angela Regis, « Esperienze al margine della guerra : testimonianze di militari valsesiani », L’Impegno, 1995, vol. 15, no 3.
  • Franco Rizzi, « Approche prosographique de l’étude de l’émigration : départ et accueil », in Centre d’études et de documentation sur l’émigration italienne (dir.), L’immigration italienne dans les années 20 : actes du colloque organisé par le CEDEI les 15-16-17 octobre 1987 à Paris, Paris, CEDEI, 1988, p. 143‑161.
  • Christiane Roussé, Saint-Priest, histoire des immigrations italienne et espagnole : 1922-1945, Lyon, Éd. lyonnaises d’art et d’histoire, 1996, 175 p.
  • Sylvie Schweitzer, Rhône-Alpes : étude d’une région et d’une pluralité de parcours migratoires. Rapport final, Lyon, Université Lyon 2-LARHRA, 2008, 2 vol. (241 + 148 p.).
  • Philippe Videlier, « Les Italiens de la région lyonnaise », in Pierre Milza (dir.), Les Italiens en France de 1914 à 1940, Rome, Ecole française de Rome, 1986, p. 663‑691.
  • Philippe Videlier, Destin collectif et itinéraires individuels de deux immigrations : Italiens et Algériens dans la région lyonnaise de la Grande Guerre aux années cinquante., Mission Recherche Expérimentation (MIRE) – Ministère des Affaires sociales et de l’Emploi – Ministère de la Justice, 1988, 286 p.
  • Philippe Videlier, « Des voies de la migration. Italiens et Algériens dans l’espace lyonnais », Le Monde alpin et rhodanien, 1989, no 3-4, p. 9‑21.
  • Philippe Videlier, « L’Eglise des Italiens : une paroisse de la banlieue de Lyon », Diasporas, 2008, no 12, p. 130‑144.
  • L’Italia in esilio : l’emigrazione italiana in Francia tra le due guerre = L’Italie en exil : l’émigration italienne en France entre les deux guerres, s.l, Presidenza del consiglio dei ministri, Dipartimento per l’informazione e l’editoria, 1984, 605 p.

Lyon à l'italienne : deux siècle de présence dans l'agglomération lyonnaise - Jean-Luc de Ochandiano

Thèses et mémoires

  • Manon Assenat, Les enfants d’origine italienne du quartier de Croix-Luizet  à Villeurbanne : familles et parcours scolaires, 1945-1955, Mémoire de Master, Université Lyon 2, 2012, 144 p.
  • Lisa Baiamonte, Italiens à Lyon au XXe siècle : étude de cas : la communauté italienne à Gerland pendant l’entre-deux-guerres, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 1999, 198 p.
  • Caroline Berthod, La mosaïque à Lyon au 19e siècle (1806-1914), Mémoire de maîtrise, Université Lyon 3, 2002, 140 p. + un vol. d’annexes.
  • Frédéric Blanc, Parcours et récits migratoires de familles italiennes, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 1992, 92 p.
  • Catia Bonassin, Les étrangers à Gerland pendant l’entre-deux-guerres : exemple approfondi de la communauté italienne, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 1995, 220 p.
  • Cécile Brun, Des Italiens à Lyon au milieu des années 1920, Mémoire de Master 1, Ecole normale supérieur de Lyon, 2012, 211 p.
  • Giovanna Campani, Les réseaux familiaux, villageois et régionaux des immigrés italiens en France, Thèse de 3e cycle, Université de Nice, 1988.
  • Olivier Chavanon, Chemins de la migration et espaces d’identification (le cas d’un dispositif familial de la province du Frosinone), Mémoire de DEA, Université Lyon 2, 1993, 74 p.
  • Olivier Chavanon, Anthropologie des formes et des fonctions sociales de la mémoire : Approche analytique des souvenirs individuels et collectifs de l’immigration italienne en France, Thèse de doctorat, Université de Perpignan, 1997, 370 p.
  • Stéphanie Condon, The settlement and integration of Italian immigrants in a working-class district of Lyon, PhD, Queen Mary College, 1987, 2 vol. (206,  187 p.).
  • Antonina Cutrona, La terra chiama: analisi di une realtà italiana a Lione, Mémoire de Master 1, Université de Milan, 2009, 31 p.
  • Clément Falda-Buscaiot, Les Italiens à Lyon dans l’entre-deux-guerres : une population sous l’œil de la police, Mémoire de master 1, Université Lyon 2, 2012, 115 p.
  • Frédérique Goy, Les italiens du quartier de La Guillotière pendant l’entre-deux-guerres : un exemple d’intégration, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 3, 1992, 105 p.
  • Julie Moreau, Les Italien-ne-s naturalisé-e-s dans le Rhône entre 1954 et 1970, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 2001, 238 p.
  • Julien Perticaro, La dernière vague d’immigrés italiens dans l’agglomération lyonnaise : 1945-1960, Mémoire de Master, Université Lyon 3, 2004, 115 p.
  • Michel Pironi, La construction sociale de l’identité : étude micro-sociologique d’un réseau d’immigrés italiens, Université Lyon 2, 1986, 365 p.
  • Jean-Charles Rave, L’Italie à Lyon à la fin du XIXe siècle, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 2003, 158 p.
  • Philippe Rigot, Aspects et diversité de la communauté immigrée italienne à La Guillotière, Mémoire de Maîtrise, Université Lyon 2, 1993, 103 p.
  • Roseline Seignobos, Les migrants italiens à la Croix-Rousse, Mémoire de Maîtrise de géographie, Université de Lyon, 1968, 75 p.

Sculpteurs

Films et émissions de radio

  •  Daniel Pelligra, L’Ile orpheline (vacances siciliennes) = l’Isola orfana (vacanze siciliane), Film documentaire, 86 mn, Peuplement et migrations ; Cercle Franco-Italien de Meyzieu, 2005.
  • « Le Village nègre : un non lieu de mémoire ? », 2 épisodes de l’émission Là-bas si j’y suis réalisées à l’initiative d’Olivier Chavanon, France Inter, 15-16/02/1994.

Jean-Luc de Ochandiano, le 20/11/2014.

Speriamo ! Mémoire de l'immigration italienneLe Rize de Villeurbanne organise une journée de rencontres et de réflexion sur les questions mémorielles liées à l’immigration italienne.

Speriamo ! Mémoires de l’immigration italienne
vendredi 28 novembre 2014 au Rize

Des dizaines de milliers d’Italiens sont venus s’installer en France sur plusieurs générations pour trouver du travail ou, minoritairement, pour des raisons politiques. Mais leur parcours individuel et collectif, la transmission de leurs cultures, nationale mais aussi régionale et locale, leurs langues, parfois l’absence de transmission, n’a pas fait l’objet d’un travail mémoriel important jusqu’à récemment. C’est le cas notamment dans l’agglomération lyonnaise, alors que cette immigration a pourtant représenté une part importante de l’apport de population étrangère de la région entre 1860 et 1960.

Journée d’étude organisée avec la collaboration scientifique de Jean-Luc De Ochandiano, historien, auteur du livre Lyon à l’italienne et Olivier Chavanon, sociologue à l’Université de Savoie.

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Programme détaillé (téléchargez la version pdf)

8h45 : Accueil café

9h15 : Se souvenir ?
Introduction par Xavier de la Selle, directeur du Rize
La matinée sera consacrée à interroger la nécessité d’un ancrage territorial pour les mémoires, alors que l’immigration a peu de « lieux de mémoire ». La disparition de lieux comme le « Village nègre » dans le 8e arrondissement de Lyon, la transformation rapide de quartiers ouvriers comme Gerland, Perrache, le quartier du Tonkin et à plus grande échelle de villes comme Villeurbanne, produisent un effacement des traces matérielles de l’immigration italienne. Quel impact cela peut-il avoir sur les processus mémoriels en
cours, sur les éléments de connaissance, de reconnaissance et de visibilité des mémoires de l’immigration italienne dans l’espace urbain de l’agglomération lyonnaise ? Cela nous renvoie également en écho à l’espace privé et aux pratiques familiales, servant ou non de points d’ancrage pour cette mémoire : la diversité des parcours individuels et familiaux permet-elle vraiment de tirer des fils conducteurs dans les mouvements d’appropriation de ses origines par les générations successives ?

9h30 : Histoire de l’immigration italienne et jeux de mémoire
Jean-Luc De Ochandiano, conservateur des bibliothèques et historien
Au fil de ses recherches sur l’histoire de l’immigration italienne à Lyon, Jean-Luc De Ochandiano a pu éclairer un panorama local riche et complexe, qu’il exposera en préambule de cette journée. Ce récit permettra de souligner que, dès le 19e siècle, des constructions identitaires et mémorielles sont en jeux autour et au sein de l’immigration italienne, qu’elles sont liées à des réalités locales mais aussi à des problématiques nationales, que ce soit la construction des États-nations, l’histoire des relations franco-italiennes ou l’importance grandissante ces dernières années d’un travail de mémoire sur l’immigration en France.

10h : L’immigration à l’épreuve des mémoires
Olivier Chavanon, sociologue à l’Université de Savoie
À partir de la projection du documentaire Mémoires d’un village nègre qu’il a réalisé en 1993 – 95 avec Frédéric Blanc, Olivier Chavanon se propose de mettre en perspective la mémoire migratoire en tant que construction sociale des individus, aller-retour permanent entre construction identitaire personnelle, familiale et représentations territoriales.

10h30: échanges avec la salle

11h : Reconstructions de la mémoire et territorialisation
Frédéric Blanc, ingénieur de recherche en anthropologie
L’étude de micro-groupes sociaux d’immigrés italiens vivant à Parilly, dans la banlieue de Lyon, a permis à Frédéric Blanc de travailler sur les processus de territorialisation et de définition identitaire et mémorielle de ces groupes. Il nous en présentera les différents aspects, comme par exemple, la confrontation à une représentation de soi imposée par l’extérieur.

11h30 : Langue et non-langue des Enfants d’Italiens, ruptures et continuités dans la mémoire de l’immigration italienne
Isabelle Felici, professeur en études italiennes, Université Paul Valéry Montpellier 3
À partir, notamment, de l’analyse des témoignages rassemblés dans ses ouvrages Racines italiennes (Laboratoire Babel, Toulon, 2006) et Enfants d’Italiens, quelle(s) langues parlez-vous ? (GEHESS, Toulon, 2009, en collaboration avec Jean-Charles Vegliante, CIRCE Paris 3) et dans un troisième volume en cours de publication intitulée Sur Brassens et autres enfants d’Italiens, Isabelle Felici interrogera la complexité du lien au pays d’origine au travers du prisme de la langue.

12h : échanges avec la salle
12h30 : repas libre

14h : Transmettre ?
Introduction par Anne-Catherine Marin, directrice des Archives municipales de Lyon
L’après-midi permettra d’interroger le rôle des acteurs associatifs, institutionnels et des politiques publiques sur les questions d’histoire et de mémoire de l’immigration. Du côté des institutions, musée ou archives notamment, comment collecte-t-on aujourd’hui la mémoire de l’immigration ? Que conserve-t-on (et donc que rejette-t-on) de cette mémoire et comment la met-on à disposition du public ? D’une manière plus large, l’immigration italienne ne semble pas avoir vraiment fait mémoire dans le Grand Lyon, est-ce parce que c’est une agglomération qui s’intéresse peu à son histoire migratoire et ouvrière ? Quelle est la place des associations dans cette transmission ? A-t-elle plus de place dans d’autres villes, d’autres régions de forte immigration ? Cet après-midi interrogera d’une manière transversale comment la mise en visibilité, dans l’espace social, des mémoires de l’immigration, transforme l’image que l’on a de soi, de son parcours et de sa place dans l’espace social.

14h30 : Le Festival du Film italien de Villerupt
Oreste Saccheli, président du Festival
Fondé en 1976, le Festival du film italien de Villerupt en Lorraine remporte une forte adhésion du public et a suscité l’intérêt de nombreux chercheurs quant à son originalité et son identité, entre émigration et milieu ouvrier, ethnographie et multiculturalisme, même si les organisateurs ne tiennent pas à être enfermés dans ces catégories. Oreste Saccheli se propose d’interroger le Festival comme centre d’une vaste zone d’« italianité diffuse » sans que cette « italianité » ne soit au coeur des ambitions de la manifestation pour autant.

15h : L’exposition « Un air d’Italie », la présence des Italiens en Isère à Grenoble
Olivier Cogne, chargé d’expositions au Musée Dauphinois
Le Musée Dauphinois a fait le choix, de longue date, d’élargir sa mission pour évoquer la diversité culturelle, en présentant notamment l’histoire des communautés d’origine étrangère. Olivier Cogne présentera l’exposition Un air d’Italie produite en 2011, qui a également exploré cette notion « d’italianité », définie comme un « sentiment diffus, d’appartenance à une terre, à une langue, à une culture, que chaque Italien d’origine porte en lui. »

15h30 : Le Musée Paolo Cresci de Lucca : une mémoire nationale dans un petit musée local
Silvia Bernardi, collaboratrice du Musée Cresci sur l’immigration à Lucca (Toscane)
Dans l’Italie des années 1970, l’épuisement du phénomène migratoire se manifeste à travers le début d’un jeu de commémorations qui marquent la nécessité d’un recouvrement de la mémoire des émigrés italiens. Le désir de représentation de ce chapitre de l’histoire nationale transforme cette initiative, entre la fin des années 1990 et le début du 21e siècle, en musées ou sections de musées dédiées à l’émigration, principalement au niveau local. Silvia Bernardi analysera ces aspects à travers le cas de la naissance du Musée Paolo Cresci de Lucca, doté d’un des plus grands fonds d’archives sur le thème en Italie.

16h : échanges avec la salle

16h30 : La mémoire collective : un processus immatériel ?
Jacques Barou, directeur de recherches émérite au CNRS laboratoire PACTE de Grenoble
Conclusion de la journée.

Entrée libre
Accès : 23 rue Valentin Haüy 69100 Villeurbanne
Contacts :
04 37 57 17 17
lerize@mairie-villeurbanne.fr

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