Monde ouvrier


Ça y est, l’ouvrage sur lequel je travaille depuis 2009 et qui m’a accaparé ces derniers mois (d’où mon silence sur ce blog) est pratiquement terminé.
Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, il s’agit d’un ouvrage sur l’histoire de l’immigration italienne dans l’agglomération lyonnaise et il s’appellera :

Lyon à l’italienne
Deux siècles de présence italienne dans l’agglomération lyonnaise

Comme vous pourrez le voir, il s’agit d’un beau livre proposant une riche iconographie (300 images) en grande partie originale. Mais le texte n’est pas sacrifié pour autant : il repose sur un véritable travail en archives et sur des enquêtes orales pour la période la plus récente.

Vous pouvez télécharger dès maintenant le bon de souscription afin de l’acquérir à un prix préférentiel. En effet, l’ouvrage coûtera 35 euros en librairie. Mais, avec la souscription, vous pourrez l’acquérir au prix de 25 euros si vous le retirez chez l’éditeur, Lieux Dits (qui a ses bureaux en bas des pentes de la Croix-Rousse, à Lyon), ou à 29 euros si vous souhaitez qu’il vous soit envoyé.

Lyon à l'italienne : deux siècles de présence dans l'agglomération lyonnaise - Jean-Luc de Ochandiano Bon de souscription

Dès la sortie de l’ouvrage, prévue pour le 16 septembre 2013, un courrier sera envoyé à ceux qui viendront le retirer auprès de Lieux Dits et nous vous communiquerons aussi des plages horaires pendant lesquelles je serai présent pour vous rencontrer et dédicacer l’ouvrage.

J’espère pouvoir vous compter parmi mes lecteurs et, pour ceux qui ont lu Lyon, un chantier limousin, poursuivre le chemin parcouru ensemble.

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Le 29 novembre à 20h, l’association Ciné-Travail propose de découvrir le film Tu seras manuel, mon gars de Catherine Pozzo Di Borgo. Cette documentariste s’est souvent penchée sur le monde du travail et le monde ouvrier.

Les jeunes en échec scolaire sont souvent envoyés dans des lycées professionnels pour leur enseigner les bases d’un métier. Beaucoup, toutefois, ne souhaitent pas faire des travaux manuels et tous savent qu’en dépit des savoir-faire qu’ils acquièrent, leurs chances de trouver un travail stable et bien rémunéré sont de plus en plus limitées. En conséquence, ils sont souvent démotivés et sans illusion sur leur avenir. Le film suit quelques jeunes tout au long d’une année scolaire et pose des questions de fond sur le rôle des lycées professionnels aujourd’hui.

La projection aura lieu  à la MJC du Vieux Lyon (salle Léo Ferré)
Entrée libre – durée du film : 52 mn

Le dernier numéro de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps, intitulé « Le Mouvement ouvrier au miroir de la biographie » vient de paraître. À travers sept articles, il revient sur différents aspects méthodologiques et historiographiques de l’approche biographique appliquée au mouvement ouvrier, en France et à l’échelle internationale, tout particulièrement à travers l’expérience du Maitron et des dictionnaires biographiques. Ces articles sont issus de communications présentées lors du colloque « La sociobiographie des militants : autour des chantiers du Maitron » (décembre 2010) et lors d’une journée d’étude consacrée au mouvement ouvrier britannique, à l’occasion de la mise en ligne du Maitron Grande-Bretagne et Irlande (janvier 2011).

Pour en savoir plus sur ce numéro.

Samedi 9 décembre à 18h, la Librairie La Gryffe propose une rencontre-débat avec Christian Corouge qui a publié Résister à la chaîne, dialogue entre un ouvrier de Peugeot et un sociologue, et Marcel Durand qui a publié Grain de sable sous le capot : résistance & contre-culture ouvrière : les chaînes de montage de Peugeot (1972-2003). Les deux ouvrages sont parus aux éditions Agone.

Les deux auteurs ont travaillé à la chaîne chez Peugeot et ont eu un engagement syndical. Ils témoignent, dans leurs livres, de la condition ouvrière et des formes possibles de résistances dans le travail.

Librairie La Gryffe : 5 rue Sébastien Gryffe, Lyon 7e – Métro Saxe-Gambetta

Construction du Palais du Travail  - VilleurbanneAprès un certain nombre de semaines de silence, je reprends le clavier pour donner quelques nouvelles. Dans les billets qui suivront, je parlerai un peu de mes recherches sur les migrations et l’immigration, mais commençons par signaler quelques initiatives à venir dans la région lyonnaise qui me paraissent intéressantes.

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>>> Tout d’abord une exposition qui a déjà débuté depuis quelques temps à la bibliothèque municipale de la Part-Dieu et qui va durer jusqu’au 31 décembre 2011 :

Des imprimés et des hommes : 150 ans d’archives du Syndicat du Livre de Lyon

L’exposition s’accompagne de différents initiatives, notamment une conférence, Cent cinquante ans du Syndicat du Livre, héritage et rupture…,  aux Archives municipales de Lyon, mardi 18 octobre 2011 à 18 h 15, avec Claire Bonici et David Chanudet

Pour en savoir plus, consultez la présentation de l’exposition sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon et la page que consacre les archives municipales au syndicat lyonnais des travailleurs du livre.

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>>> Le Rize de Villeurbanne continue son travail de recherche sur l’histoire et la mémoire (politique, sociale, syndicale, ouvrière, etc.) de cette ville et propose une exposition :

Le palais du Travail

Cette exposition aura lieu du du 20 octobre 2011 au 25 février 2012. Le vernissage, ouvert à tous, aura lieu le jeudi 20 octobre à 18h30.

Le Palais du travail est le premier élément du vaste ensemble urbain que constitue aujourd’hui le quartier des Gratte-Ciel à Villeurbanne. Créé à l’initiative de Lazare Goujon, maire socialiste de Villeurbanne de 1924 à 1935, le Palais du travail s’inscrit dès son origine dans un ambitieux projet politique « hygiéniste », soucieux de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.
Comme un fondu-enchaîné, l’histoire du Palais du travail s’est effacée des mémoires au profit de celle des Gratte-ciel et du Théâtre national populaire. Le projet politique de Lazare Goujon mérite d’être sorti de l’oubli et remis en lumière. Il s’agit aussi de montrer comment la population villeurbannaise s’est appropriée, au sein du Palais du travail, les différentes activités, les services – tels le dispensaire – et les lieux de réunion et d’organisation des solidarités ouvrières. La période est un moment-clé du développement des « municipalités-providence » (expression de Renaud Payre) qui prennent en charge, à Villeurbanne comme dans les autres villes des banlieues populaires en France et en Europe, l’amélioration des conditions de vie et l’éducation des populations ouvrières.
L’exposition a été pilotée par l’historienne Michelle Zancarini-Fournel, avec l’aide de Jean-Luc Pinol et de Boris de Rogalski-Landrot, tous membres du LARHRA (Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes).

Pour en savoir plus sur cette exposition consultez cette page du site du Rize.

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>>> La médiathèque du Bachut organise, le 21 octobre 2011 de 18h30 à 20h30, une rencontre avec Guiseppe Mungo autour de son livre, publié chez L’Harmattan :

On a fait de nous des immigrés

Il y raconte l’histoire de ce petit garçon qui a quitté le sud de l’Italie avec sa mère, son frère et sa sœur afin de rejoindre son père qui les a quitté quelques mois plus tôt pour travailler au Creusot… : « Si un jour je devais crier au monde ma révolte, ce n’est pas dans mon pays d’accueil que je le ferais, c’est sur ma terre natale que je viendrais non pas avec des pierres mais avec des mots dénoncer ces hommes, eux qui se sont embourgeoisés, nous laissant partir dans une totale indifférence… ».

La rencontre sera suivie de la projection du film  de Jean-Pierre Vedel : La vie rêvée des italiens du Gers.

Pour en savoir plus, consultez la page consacrée à l’événement.

Georges NavelLe mois dernier, j’ai parlé de l’ouvrage de Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon, une autobiographie rédigée à la fin du 19e siècle par un ancien ouvrier maçon parisien. Mais d’autres autobiographies ouvrières sont aujourd’hui assez oubliées, bien que d’un grand intérêt pour l’historien et, dans certains cas, pour leurs qualités littéraires. C’est incontestablement le cas de Travaux publié par Georges Navel en 1945.
Georges Navel a eu un parcours professionnel, militant et de vie très riche. Né dans le monde ouvrier, lui même devenu ouvrier, il a refusé le monde de l’usine et a mené une vie sur les marges, s’essayant très tôt à la littérature, mais ayant connu une reconnaissance très tardive avec Travaux. Une partie de son parcours s’est déroulée à Lyon, dans le quartier de la Guillotière et son témoignage est très important pour comprendre la condition ouvrière de l’entre-deux-guerres, alors que la grande usine se généralise. L’ouvrage est toujours disponible en édition Folio-Gallimard.

Il y a quelques années, j’avais écrit un texte sur Travaux, dans un autre contexte. Je l’ai retravaillé pour pouvoir lui donner une seconde vie et, je l’espère, donner à quelques-uns envie de lire ce très beau livre.

>> Consultez la présentation de Travaux de Georges Navel

C'est quoi ce travail ? Médiathèque BronDu 5 au 17 mai, la médiathèque Jean-Prévost de Bron organise plusieurs soirées autour du travail : Le travail nuit-il à la santé ou peut-il être source d’émancipation et de plaisir ?

Les rendez-vous seront les suivants :

– Jeudi 5 mai à 19h, un café-citoyen autour du mot « travail ». Débat animé par Lilian Robin, ingénieur en prévention de risques professionnels et Samuel Michalon, psychologue de formation.

– Mardi 10 mai à 19h
, une table-ronde « C’est quoi ce travail ? », avec le docteur Christian Torres , les écrivains Tatiana Arfel, Elsa Fayner et Baptiste Mulondo sont présents pour en débattre.

– Mardi 17 mai à 19h, une lecture : « Attention, travail ! ». Rythmée par le violoncelle de Françoise Baset, les comédiens Dominique Chenet et Patrice Lattanzi proposent une mise en lecture de six écrits d’ouvriers. Éclairage singulier sur la relation au travail par la compagnie Coeur d’Art & Co.

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