Urbanisme


Le Rize de Villeurbanne continue courageusement d’explorer le territoire de sa commune d’implantation. Il l’a fait par le biais de conférences, de colloques, en finançant des recherches universitaires. Il utilise maintenant les ressources des nouvelles technologies en créant un Webdocumentaire consacré au quartier de Saint-Jean : http://vudesaintjean.villeurbanne.fr

« Saint-Jean, le plus petit quartier de Villeurbanne, a d’abord été une étendue de terres cultivées, mais inondables, longtemps ballottées entre des bras fluviaux instables. À la fin du 19e siècle, la construction d’une digue « insubmersible » (actuellement le périphérique Laurent-Bonnevay) et l’inauguration du canal de Jonage viennent dessiner une double frontière qui sépare le quartier du reste de la ville, alors qu’un bras du fleuve (anciennement l’île du Mens) qui marquait la limite avec Vaulx-en-Velin disparaît. La maîtrise des débordements du Rhône à partir des années 1950 va permettre une urbanisation du quartier qui se fera de manière composite, mêlant grands ensembles de logements sociaux, pavillons individuels, jardins ouvriers, entreprises et terrains de sport.
Saint-Jean est désormais un quartier de Villeurbanne où habitants et institutions doivent composer avec cet héritage, qui le fait ressembler à un village, à l’extrémité de la ville mais au cœur de l’agglomération. Ce territoire est aujourd’hui traversé de nombreux enjeux : projets de développement urbain, difficulté de développer des services publics à l’échelle des besoins (éducation, transports publics et emploi), accompagnement des habitants touchés par les difficultés économiques, accueil de nouveaux arrivants ».

De nombreuses initiatives vont accompagner cette exploration du territoire de Saint-Jean et cette saisie de la parole de certains de ses habitants. Pour en savoir plus, consultez le site du Rize.

Venez le 18 octobre, à 19h, au Rize de Villeurbanne pour le café-patrimoine :

Il y a quelques mois, j’avais parlé de Vincent Veschambre, géographe et professeur à l’école d’architecture de Lyon, pour ses recherches très intéressantes sur la notion de patrimoine et de « patrimonialisation » dont on peut mieux comprendre les enjeux sociaux, culturels, politiques et symboliques en lisant son livre Traces et mémoires urbaines, enjeux sociaux de la patrimonialisation et de la démolition publié aux Presses universitaires de Rennes en 2008, ou en lisant la présentation qui en a été faite dans la revue Géocarrefour.

Le 25 septembre à 19, à la Maison Rhodanienne de l’environnement, Vincent Veschambre sera l’invité de Robins des Villes pour une conférence-débat sur cette notion de patrimoine :
Depuis la fin du XIXème siècle et surtout depuis une trentaine d’années, le patrimoine cesse de se réduire aux seuls monuments historiques et fait l’objet de nombreuses définitions.
Le succès des Journées du patrimoine et la diversité des visites proposées montrent que tout type d’espaces et de bâtiments peuvent, a priori, faire aujourd’hui l’objet de processus de patrimonialisation.
Comment un site devient-il patrimoine ? Comment définir ce qui relève de l’intérêt général, mérite d’être conservé et mémorisé dans la ville contemporaine ?

Robins des Villes
Tel : 04 72 77 19 94
Mail : contact@robinsdesvilles.org
Maison Rhodanienne de l’environnement : 32 rue Sainte Hélène Lyon 2e

Le livre que j’ai publié fin 2008, Lyon, un chantier limousin : les maçons migrants (1848-194o) n’était plus disponible depuis 2 ans. Les éditions Lieux Dits l’ont réédité fin octobre. Le livre a été revu et corrigé, il comporte 8 pages d’illustrations supplémentaires, il est relié et sous jaquette. Bref, c’est un beau livre et je vous incite à l’offrir pour noël ;-).

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, l’ouvrage parle des migrants venant du Limousin (et un peu de l’Auvergne) qui ont joué un rôle très important dans le bâtiment de Lyon. Ces migrants saisonniers ont depuis longtemps fait des allers-retours régulier entre leurs terres et les chantiers de Lyon. Mais à partir de la 2e moitié du 19e siècle, au moment où Lyon connaît une mutation urbaine sans précédent, ces hommes commencent à abandonner leurs exploitations avec femmes et enfants pour se fixer en ville. C’est à cette époque qu’ils commencent à revendiquer de nouveaux droits sociaux et professionnels et que se créent les premiers syndicats du bâtiment. L’ouvrage essaie de montrer l’intégration progressive de ces paysans à un espace urbain qui est en pleine transformation, et à une industrie qui connaît des évolutions profondes et s’industrialise. Il parle aussi de l’évolution urbaine de Lyon, de sa conquête des faubourgs puis des communes qui deviendront la banlieue. Il propose, notamment, une importante iconographie des chantiers emblématiques de Lyon (percement de la rue Impériale qui est devenue ensuite la rue de la République ; construction de la préfecture, urbanisation de la Guillotière et création des quais, rénovation du quartier Grolée, construction du canal de Jonage, création des premiers ensembles de HBM et naissance du quartier des Etats-Unis et des Gratte-Ciel, etc.). C’est donc un livre sur Lyon autant que sur les migrants qui ont participé à la construction de cette ville.

Librairie Lettres à croquerDernière information : je serai à la librairie Lettres à croquer le samedi 3 décembre 2011 de 15h à 18h pour dédicacer mon livre, vous le faire découvrir et en parler avec ceux qui s’intéressent aux questions dont il traite.

Lettres à croquer est un librairie très sympa qui existe depuis quelques années à Villeurbanne et je suis heureux d’y présenter mon livre.
Son adresse est la suivante : 104 cours Emile Zola 69100 Villeurbanne. Elle est juste à côté de l’arrêt de métro « République ».

Couverture "Cités ouvrières en devenir"Il y a quelques mois, j’avais signalé, dans les « Infos rapides », la sortie d’un ouvrage qui me paraissait intéressant , Cités ouvrières en devenir : ethnographie d’anciennes enclaves industrielles. L’ouvrage s’intéresse  à cette forme particulière d’habitat populaire, la « cité ouvrière » en étudiant certaines d’entre elles qui ont été construites dans l’agglomération lyonnaise. L’approche est à la fois historique (genèse de cette forme d’habitat) et  surtout, ethnographique puisque des enquêtes sur le terrain ont été menées pour étudier les formes d’appropriation de ces cités par leurs habitants après la disparition des usines qui en étaient à l’origine.

Si vous voulez en savoir plus sur cet ouvrage et sur le sujet, la Maison Rhodanienne de l’Environnement (MRE) organise, le 7 avril à 19h, une conférence avec François Duchêne, chargé de recherche au laboratoire RIVES de l’ENTPE, et qui a dirigé la publication de l’ouvrage.

Les cités ouvrières bâties entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, désignent des ensembles de logements groupés, pavillonnaires ou collectifs, construits par une même entreprise. Ces cités répondent aujourd’hui sensiblement à la même fonction, celle de loger une population plutôt modeste, ce dans un cadre d’existence profondément renouvelé : les entreprises ayant géré ce patrimoine sur plusieurs décennies l’ont revendu à partir des années 1970.
Cette conférence sera l’occasion de réfléchir au devenir des ces espaces d’habitations liés à l’industrie et d’aborder les enjeux de mémoire urbaine, du lien entre habitants, industrie et transformations urbaines. »

Renseignements Robins des Villes : 04 72 77 19 94
MRE : 32 rue Sainte-Hélène – 69002 Lyon
Entrée libre.

L'Ile Seguin et les usines RenaultDans la continuité de la réflexion menée par le Rize sur la question du patrimoine industriel et de la mémoire ouvrière, signalons une projection-débat qui sera certainement très intéressante. Elle est co-organisée par le Rize et l’association Ciné-Travail autour du film documentaire L’Île Seguin, de Renault à Pinault réalisé par Frédéric Biamonti.

La projection du film sera suivi d’un débat avec le réalisateur et avec Vincent Veschambre, géographe, auteur de Traces et mémoires urbaines, enjeux sociaux de la patrimonialisation et de la démolition (Presses universitaires de Rennes, 2008).

En 1992, Renault ferme le site de l’île Seguin, la plus ancienne de ses usines, haut lieu de luttes sociales. Il reste alors un monument urbain d’un kilomètre de long, objet de bien des convoitises immobilières. En 2000, le milliardaire François Pinault se porte acquéreur d’un tiers de l’île pour y implanter sa fondation d’art. Il choisit l’architecte Tadao Ando pour en dessiner les plans.
En interrogeant le devenir de ce site emblématique, le film pose une série de questions : quels enjeux entourent le devenir des anciens sites industriels ? Quelle rôle tiennent certains acteurs, notamment les urbanistes, aménageurs, architectes, dans les luttes territoriales liées aux reconversions industrielles ? Quelle place pour la mémoire du travail et la mémoire ouvrière dans ces projets ? »

L’association Ciné-Travail tente de favoriser les rencontres entre le public et des représentants du monde du travail et de l’entreprise, des chercheurs en sciences humaines et sociales, des professionnels de l’audiovisuel, autour d’un champ d’intérêt commun : Comment et pourquoi filmer le travail ? Que peut nous apporter le cinéma documentaire dans notre compréhension des enjeux multiples liés au travail ?

Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Vincent Veschambre
Pour voir quelques images du documentaire de Frédéric Biamonti

Le Rize, centre Mémoires & Société
23, rue Valentin-Haüy – 69100 Villeurbanne

Encore une initiative du Rize dans la continuité de son exposition Villeurbanne, la laborieuse ? et en lien avec l’inter-quartiers « Mémoire et Patrimoine » : Un café patrimoine avec l’ethnographe François Duchêne autour de la question : Pourquoi vient-on habiter quelque part ? Une question pas si anodine qu’il n’y paraît.

Café-patrimoine "Pourquoi vient-on habiter quelque part ?"

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